ANNECY PSA OPEN 2017 : UNE SEMAINE INOUBLIABLE

Coup d’essai, coup de maître. Alors que les Savoie accueillaient pour la première fois un tournoi du circuit international, l’association Seynod Annecy Squash et le club du Visaform ont vécu une semaine inoubliable.

Notamment ses jeunes, qui en ont pris plein les yeux et ont pu côtoyer au plus près des joueurs professionnels dont on a pu apprécier la simplicité.

Article de Jérôme Elhaïk

Photos Draz Foto

La voix de Sébastien Singh, président de l’association et pierre angulaire du comité d’organisation traduit immédiatement l’enthousiasme et une satisfaction évidente. « Ça a été une semaine magnifique, sur le plan sportif et sur le plan humain. On a assisté à de gros matches tout au long du tournoi. » On y reviendra plus loin. L’un des principaux objectifs était que les jeunes du club, et de la région, aient l’occasion de voir des joueurs professionnels, et même de les côtoyer. « Objectif atteint, puisque Benjamin Aubert et Emyr Evans ont animé l’école de squash le vendredi, ça a été un moment vraiment sympa. » Le tournoi jeunes, organisé en parallèle le samedi a été une belle réussite, avec 31 participants répartis en 3 catégories (-9/-11 ans, -13 ans, et -15/-17 ans). Pour la petite histoire, les vainqueurs se nomment Gauthier Mimoun (Andrézieux), Quentin Dupenloup (Seynod), et Romain Bourdillat (Annemasse). Ce dernier âgé de 14 ans, a même eu le privilège de participer aux qualifications du tournoi PSA, et d’affronter un certain Benjamin Aubert, futur vainqueur. « Les jeunes ont évidemment été ravis, cette expérience renforce encore davantage leur envie de faire du squash, indique Singh. Il se sont rendus compte que les joueurs pros étaient des gens simples et accessibles, ça permet de démystifier le truc (sic). »

Emyr Evans (en haut en jaune) et Benjamin Aubert (en bas, en bleu) ont animé l’école de jeunes du Seynod Annecy Squash

Le public a répondu présent, « avec une centaine de personnes pour la finale, et encore plus le samedi avec le tournoi jeunes. » Les médias n’ont pas été en reste, avec plusieurs articles dans Le Dauphiné Libéré et le passage de la responsable de la communication – Coralie Segers – dans l’émission Sport 8 sur la chaîne locale 8 Mont Blanc. Elle y a confirmé la satisfaction de l’association et de ses 40 bénévoles (qui tout en abattant un énorme travail ont eu le temps d’assister aux matches). Ainsi que – déjà – l’envie de repartir pour un tour en 2018. « On a d’ores et déjà effectué un premier bilan de cette édition – qui présente un budget à l’équilibre de 9000 euros – et une projection vers la prochaine, affirme Singh. Il y a évidemment des choses à améliorer, notamment le streaming qui est notre principale déception. La connexion était insuffisante, et il faudra envisager de faire appel à un prestataire. Notre volonté est de monter en gamme tous les ans, pourquoi pas un 10 000 $. On réfléchit aussi à conserver cette date, sachant qu’on a eu la chance de bénéficier d’un temps superbe toute la semaine, ou de s’orienter vers les mois d’avril ou mai. La ville est partante pour nous soutenir à nouveau. Concernant les partenaires un ou deux nouveaux ont déjà manifesté leur intérêt. » Élus, partenaires, bénévoles et joueurs se sont d’ailleurs tous retrouvés à l’occasion de la soirée de gala le samedi soir. Qui se déroulait au Cap Periaz, dans une salle mise à disposition par la ville. « Un beau moment de partage, » confie Singh. « J’en profite pour remercier tout particulièrement Michael Bourdillat, président du Comité Interdépartemental et qui s’est occupé de l’organisation de la soirée. Une autre personne à mettre en avant est le photographe (Draz Foto). Il est kiné de formation, mais il est en train d’effectuer une reconversion partielle. Ses clichés artistiques et un peu décalés ont été beaucoup appréciés. »

Une partie de l’équipe d’organisation en compagnie des deux finalistes, Baptiste Masotti (en blanc) et Benjamin Aubert (en bleu)

Côté sportif, le président du Seynod Annecy Squash « retiendra la demi-finale de Benjamin Aubert (contre Emyr Evans). Nous avons beaucoup apprécié les joueurs français, tous très sympas. Mais j’avoue avoir eu personnellement un coup de cœur pour Adam Auckland. Un super joueur et une personne exceptionnelle. » Le coup de cœur a visiblement été réciproque. L’Anglais – qui a quelques affinités avec la France puisqu’il est le compagnon de la n°2 française Coline Aumard – a rendu un vibrant hommage aux organisateurs : « Merci à eux, mais aussi aux bénévoles, aux membres et aux jeunes du club qui ont fait de ce tournoi un moment particulier. C’est génial de voir des gens aussi passionnés par le squash, et qui font preuve d’un respect et d’une politesse incroyables envers tous les joueurs. C’est grâce à des tournois comme celui-là que je me rends compte de la chance que j’ai de faire ce métier ! » See you next year Adam …

Adam Auckland (à droite, en compagnie de Baptiste Masotti) a laissé une trace dans l’esprit des organisateurs, aussi bien sur le court qu’en dehors

Nous publierons dans les prochains jours un portrait de Benjamin Aubert. Le natif d’Amiens a remporté son premier tournoi PSA, à 19 ans. Sa victime en finale, son ami Baptiste Masotti en est désormais à 7 défaites en 8 finales. « J’ai commis trop de fautes, disait ce dernier. Je me mets la pression pour ces finales, je ne les prépare pas du tout comme les autres matches. » Les deux autres joueurs en vue de la semaine ont été Britanniques : le Gallois Emyr Evans a battu son premier top 100 (la tête de série n°1 Aqeel Rehman) et du même coup atteint sa première demi-finale sur le circuit. Passé tout près de la sortie au premier tour des qualifications (vainqueur de l’Allemand Valentin Rapp 12-10 au cinquième jeu), Adam Auckland a été dans un premier temps le bourreau des français (Christophe André par abandon puis Victor Crouin) avant de buter sur Masotti. À signaler également la très grosse performance du jeune Suisse Luca Wilhelmi, wild card et fer de lance du club hôte : il a sorti le solide Sud-Africain Tristan Eysele avant de s’incliner sèchement contre Aubert.

La victoire de Benjamin Aubert (à gauche) contre Emyr Evans en demi-finale : le match de la semaine pour Sébastien Singh

Petite curiosité : après avoir battu Robert Dadds en finale des qualifications, Enzo Corigliano a retrouvé l’Anglais le lendemain au premier tour ! Bénéficiaire de la place de « lucky loser » suite au forfait de dernière minute du Jordanien Mohammad Al Sarraj (semble-t-il pour des problèmes de visa), Dadds a posé davantage de problèmes au Français la deuxième fois mais s’est tout de même incliné … 

ANNECY PSA OPEN 2017 : UN PLATEAU DE QUALITÉ

Du 15 au 19 mars prochains, le club du VisaForm et l’association Seynod Annecy Squash accueillent un tournoi international pour la première fois. Après vous avoir présenté le projet il y a quelques jours, nous effectuons aujourd’hui un petit tour d’horizon des forces en présence. Avec une douzaine de joueurs du top 200 mondial, dont l’Autrichien Aqeel Rehman, et bien sûr un gros contingent français, le spectacle devrait être au rendez-vous.

 

LES FRANÇAIS

 

Pour les joueurs français, la multiplication des tournois PSA 5 000 $ dans l’hexagone est évidemment une aubaine. C’est non seulement l’occasion de se produire devant leur public, mais aussi l’occasion d’obtenir de précieux « ranking points » (qui leur permettront ensuite d’intégrer des épreuves à la dotation plus importante), sans avoir besoin d’effectuer des tournées à l’étranger souvent très coûteuses.

Baptiste Masotti (à gauche) et Fabien Verseille feront partie du contingent français présent à Annecy (Crédit photo : ML Photo)

 

Parmi eux, Baptiste Masotti et Christophe André, deux joueurs aux portes du top 100 mondial. Le Réunionnais en a brièvement fait partie ces derniers mois, notamment grâce à sa première finale sur un 10 000 $ en décembre. Mais il a ensuite été freiné par une blessure au dos, qui l’a contraint à déclarer forfait au championnat de France. S’il a retrouvé l’intégralité de ses moyens, ce spécialiste des tournois 5 000 $ (5 victoires en 9 finales) sera évidemment un prétendant à la victoire à Annecy. On pourrait dire la même chose de Baptiste Masotti. Le numéro 104 mondial a bien digéré la déception d’une sortie prématurée au championnat de France (battu au premier tour par Fabien Verseille), atteignant la finale de l’open d’Italie il y a quelques jours. Sa défaite – contre le jeune Égyptien Youssef Ibrahim – était sa sixième en sept finales. « Mon ratio de finales gagnées n’est pas très bon, nous avait-il confié après sa défaite chez lui à Niort en novembre, mais pour perdre cinq finales il faut déjà arriver à ce stade ! »

Victor Crouin (à gauche) et Benjamin Aubert représentent la relève du squash français (Crédit photo : ffsquash.com)

 

L’autre tricolore dans le tableau principal est Victor Crouin. En plus des tournois junior, le Toulonnais dispute désormais régulièrement des épreuves du circuit pro : on en oublierait presque qu’il n’a que 17 ans ! Même s’il n’est pas encore parvenu à reproduire ses performances du printemps 2016 (deux victoires sur des joueurs du top 100), il vient d’obtenir une superbe cinquième place au championnat de France, juste devant ses camarades d’entraînement à Aix-en-Provence Benjamin Aubert et Sébastien Bonmalais. Têtes de série 1 et 2 des qualifications, ces derniers ont donc des chances raisonnables de rejoindre Crouin dans le tableau principal. Ce sera un peu plus difficile pour les quatre autres français en lice, Enzo Corigliano et les trois « local players » (voir ci-dessous).

 

LES LOCAL PLAYERS

Sébastien Singh et son équipe ont décidé d’accorder huit places de ‘local player’ dans les qualifications (le maximum autorisé), notamment à Romain Bourdillat (14 ans). Le jeune joueur d’Annemasse devrait se souvenir longtemps de cette expérience ! Mais aussi à deux autres français bien plus aguerris, qui ont quitté le circuit pro il y a quelques temps. Régional de l’étape, Julien Balbo (37 ans) n’a plus disputé de tournoi PSA depuis 2013. Difficile de connaître son état de forme, puisqu’il n’a pas joué de tournoi depuis plusieurs mois, hormis quelques matches en Interclubs avec son club de Challes-les-Eaux. Mais l’ancien joueur de l’équipe de France (cinq fois vice-champion d’Europe par équipes) reste un compétiteur hors normes, et nul doute qu’il s’est préparé pour être à hauteur de l’évènement. De six ans son cadet, Fabien Verseille a montré de très belles choses ces derniers mois sur la scène nationale, en premier lieu cette victoire sur Masotti au championnat de France. S’il parvient à reproduire ce niveau de jeu, il peut tout à fait se qualifier pour le tableau principal. Parmi les autres « local players, » on trouve des joueurs basés à proximité d’Annecy, comme l’Égyptien Tarek Shehata, installé en Suisse. Et d’autres pour lesquels les organisateurs ont eu « un coup de cœur. » (Singh), par exemple l’Indien Guhan Senthilkumar, frère aîné du récent vainqueur du British Junior Open.

Grenoblois de naissance, Julien Balbo disputera à 37 ans son premier tournoi international dans sa région (Crédit photo : Nicolas Barbeau)

 

LES FAVORIS

 

Seul membre du top 100, l’Autrichien Aqeel Rehman est également l’un des joueurs les plus expérimentés du plateau et fera partie des favoris (voir l’interview ci-dessous). On a déjà cité les français Christophe André et Baptiste Masotti, mais il faudra également surveiller de très près le plus jeune des frères Al-Sarraj, Mohammad. Ce Jordanien de 18 ans est en pleine bourre depuis quelques semaines, avec deux tournois remportés consécutivement en Slovaquie et en Suède, ainsi que plusieurs victoires sur des joueurs mieux classés (notamment le Néerlandais Piedro Schweertman et l’Ecossais Douglas Kempsell). N’oublions pas Daniel Poleshchuk : même s’il n’a pas totalement confirmé en 2016 sa superbe année 2015, le petit Israélien (1m69) est un joueur très talentueux capable d’élever son niveau de jeu.

À 21 ans, Daniel Poleshchuk est d’ores et déjà le meilleur joueur Israélien de l’histoire (Crédit photo : www.squashmad.com)

 

Le tableau : Rehman et Poleshchuk sont dans la partie haute et pourraient se retrouver en demi-finales (les deux joueurs ne se sont jamais affrontés). En bas du tableau, le match Masotti – Alsarraj est le choc potentiel des quarts de finale, alors que Crouin pourrait être opposé à André à ce stade de la compétition s’il parvient à battre le Portugais Rui Soares au premier tour.

ENTRETIEN EXPRESS AVEC … AQEEL REHMAN (TÊTE DE SERIE N°1)

 

PSA Annecy : Tu es seulement le deuxième joueur Autrichien à avoir intégré le top 100 mondial. Comment as-tu été amené à faire du squash ?

 

Aqeel Rehman : Mon père est Pakistanais, et comme chacun sait le squash y est très populaire. C’est grâce à lui que j’ai commencé à jouer en Autriche, et je n’ai jamais arrêté.

 

PSA Annecy : Lorsqu’on regarde ton palmarès, on constate que tu préfères disputer des tournois 5 ou 10 000 $ au détriment des qualifications dans des épreuves mieux dotées. Es-tu d’accord avec ça ?

 

A.R. : J’essaie de trouver un équilibre. Mais parfois mon classement ne me permet même pas d’intégrer les qualifications des gros tournois, donc j’opte pour des tournois « plus petits » et essaie de les gagner (il a remporté sept 5 000 $). L’aspect financier est également important, si vous perdez en qualification vous risquez de ne rien gagner, donc effectuer un long déplacement peut être risqué.

 

Aqeel Rehman est présent sur le circuit international depuis plus de dix ans (Crédit photo : www.rehman.at)

 

PSA Annecy : Tu es très impliqué dans l’organisation de l’open d’Autriche depuis quelques années, que tu as même gagné en 2013. Peux-tu me dire quelques mots sur cette expérience de l’autre côté du miroir ?

 

A.R.: Effectivement, j’ai un rôle important important dans l’organisation de cet événement qui se déroule tous les ans. J’ai d’ailleurs fait l’acquisition d’un court vitré et le tournoi se déroule dans un centre commercial depuis 2015. C’est très intéressant d’être de l’autre côté : être joueur moi-même m’aide à leur offrir un service de qualité, car je connais leurs exigences. Mais je suis également amené à comprendre les problèmes auxquels sont confrontés les organisateurs, y compris les comportements déplacés de certains joueurs …

 

PSA Annecy : Je crois que tu étais parti t’installer en Angleterre il y a quelques années, est-ce que tu y es encore ? Qu’est-ce que tu as appris aux côtés de David Pearson ?

 

A.R.: J’ai passé une grande partie de la période 2008-2015 en Angleterre, mais depuis je suis revenu à Salzbourg. J’ai appris tellement de choses avec David. C’était une expérience très formatrice sur et en dehors du court, j’ai eu le privilège d’apprendre des choses à un niveau que la plupart des gens n’ont pas la chance de connaître. Notamment dans les domaines de la technique, du déplacement et de la tactique. L’efficacité de ses méthodes a été avérée par la réussite de joueurs comme Nick Matthew, Peter Nicol etc. Il ne laisse rien au hasard.

 

Article de Jérôme Elhaïk 

 

 

 

Présentation Apo17

À ANNECY, LE SQUASH VEUT TROUVER SAVOIE

 

Deux ans après un championnat de France Élite très réussi à Veigy-Foncenex, les Savoie accueillent pour la première fois un tournoi du circuit international. Les objectifs de l’association Seynod Annecy Squash sont multiples : confronter ses jeunes au sport de haut niveau, mais aussi poser les bases d’un projet interdépartemental sur le long terme.

Comme l’indique le président du Seynod Annecy Squash, Sébastien Singh, « le squash est une activité plutôt méconnue en Savoie.  » D’où cette volonté de la part de cette jeune association d’organiser un tournoi d’envergure mondiale (le premier dans la région, le club d’Annemasse ayant reçu quelques ‘PSA Closed’ au milieu des années 2000). « Notre objectif, c’est de participer à la promotion de la discipline, continue Sébastien. C’est également le souhait de nos principaux mécènes, que nous avons trouvés principalement grâce à Patrick Dupenloup, et qui ne souhaitent pas spécialement être mis en avant. L’essence du projet est de concilier cette compétition et un tournoi jeune, afin que ces derniers puissent côtoyer des joueurs de haut niveau. D’ailleurs, le fait que les jeunes aient l’occasion de jouer avec les pros était pour nous une condition sine qua none, dont nous avons fait part à la PSA (Professional Squash Association, organisme qui régit le circuit professionnel). Peut-être cela suscitera-il des vocations ? »

Les jeunes, une priorité pour le Seynod Annecy Squash, qui fait de temps en temps appel à Julien Balbo pour les encadrer

Le squash est présent dans le bassin annécien depuis une vingtaine d’années, tout d’abord grâce à Fabrice Gardillou et l’entreprise Ntn-Snr, « dont nous sommes émancipés il y a deux ans en créant notre association, » précise son président. Elle possède déjà une petite centaine de licenciés, et six équipes engagées en championnat régional (quatre masculines et deux féminines). Mais aussi vingt jeunes, âgés de 6 à 16 ans, encadrés par Laurent Brissaud, « qui possède le Brevet d’État 2ème degré, ainsi que 4 brevets fédéraux. Julien Balbo (ancien n°4 français, basé à Challes-les-Eaux) intervient également sur des stages pendant les vacances. » Ce tournoi PSA est également une œuvre collective, « avec des bénévoles qui ne proviennent pas seulement de notre association mais aussi d’autres clubs des deux Savoie. Nous travaillons en collaboration avec le Comité Interdépartemental du Squash Savoyard. D’ailleurs nous ne souhaitons pas forcément qu’il ait lieu tous les ans à Annecy, mais pourquoi pas dans un autre club en 2018. » L’avenir, Singh et son équipe l’évoquent d’ores et déjà. « Quand on voit l’open de Nantes, ça fait envie. On a choisi de démarrer avec une dotation de 5 000 $, mais on essaiera de monter en gamme au cours des prochaines années. Les 2 Savoie sont une belle région, et on peut imaginer plein d’endroits pour installer un court vitré … »

Tous les clubs Savoyards sont représentés dans le Comité interdépartemental

Et pour atténuer la peur de certains « qui peuvent parfois être un peu effrayés par l’appellation tournoi international, » Singh peut s’appuyer sur l’expérience acquise lors du championnat de France Élite au City Green de Veigy-Foncenex en 2014. L’événement, dont il était responsable de la communication, avait été une énorme réussite. Mais aussi sur le club du VisaForm, « une magnifique structure, avec des installations sans doute supérieures à ce que l’on peut attendre pour un tournoi 5 000 $. Nous avons depuis peu cinq courts de squash (contre trois auparavant), et le club, très axé sur le team training, dispose d’un matériel haut de gamme. Les joueurs auront à leur disposition des masseuses et des ostéopathes, ainsi qu’un service de voiturier. Il y aura également une soirée de gala le samedi soir, au cours de laquelle les élus locaux, les partenaires, les bénévoles et les joueurs pourront échanger. »

Ahmad Al-Saraj, lauréat du British Junior Open en 2014, sera l’une des attractions du tournoi (Crédit photo : www.squashmad.com)

Côté court, on connaît depuis quelques jours la liste définitive des engagés (nous vous les présenterons plus en détails dans un prochain article). La tête de série 1 sera l’expérimenté Autrichien Aqeel Rehman (n°88 mondial). Il aura néanmoins fort à faire pour remporter son huitième titre sur le circuit face à une délégation française fournie, emmenée par Baptiste Masotti et Christophe André. On aura également un œil sur les frères Al Sarraj, dont l’aîné Ahmad avait remporte le British Junior Open en 2014. Le comité d’organisation a décidé d’accorder huit places de ‘local player’ dans les qualifications (le maximum autorisé), notamment au jeune joueur d’Annemasse Romain Bourdillat (14 ans). Ainsi qu’à quelques joueurs étrangers « pour lesquels nous avons eu un coup de cœur. » (Singh), et bien sûr au régional de l’étape Julien Balbo, dont ce sera le premier tournoi sur le circuit pro depuis sa retraite en 2013 ! La wildcard a été attribuée au jeune Suisse Luca Wilhelmi (215ème mondial), « qui joue chez nous depuis cette année, indique Singh. Nous n’avons jamais évolué au niveau national, ce que je considère comme une anomalie pour une ville comme Annecy. L’accession en N3 est donc l’un de mes chevaux de bataille. L’objectif initial était de monter en deux ans, mais si on peut l’atteindre dès cette année on ne va pas se priver. » Pour cela, l’équipe a été renforcée en janvier par le jeune de frère Luca, Yannick (16 ans). Actuellement cinquièmes en Régionale 1, il leur faudra engranger un maximum de points lors de la prochaine journée pour espérer participer au playoff régional en avril, avant les phases finales nationales en juin. Si la route nationale est encore longue, le circuit international passera, c’est sûr, par Seynod Annecy. Ce sera du 15 au 19 mars.

Renforcée par le Suisse Luca Wilhelmi (au centre), l’équipe première vise la montée au niveau national

Article de Jérôme Elhaïk

 

Apo 17

L’Annecy Psa Open 2017 qui se déroulera du 15 au 19 mars 2017 possède désormais son affiche officielle !

Ce tournoi de niveau mondial permettra à notre association de mettre en avant notre fabuleux sport.

Beaucoup de surprises sont à l’étude 😉

Affiche APO 2017